La majorité des tenants Microsoft 365 que je croise en PME ont le même problème : personne n'a jamais fait le tour de la configuration depuis la mise en place. L'abonnement a été souscrit, les licences distribuées, et on est passé à autre chose. Sauf que pendant ce temps, la surface d'attaque grossit.

Auditer son tenant, ce n'est pas forcément faire appel à un prestataire externe. C'est d'abord savoir quoi regarder. Voilà les quatre domaines à couvrir.

1. Les identités — le point d'entrée le plus exploité

La quasi-totalité des compromissions Microsoft 365 commencent par un compte utilisateur. Pas par une faille technique sophistiquée — par un compte sans MFA, un mot de passe réutilisé, ou un admin qui se connecte depuis n'importe où sans contrôle.

Entra admin center → Protection → Accès conditionnel
Ce qu'on voit souvent : un tenant sans aucune politique Conditional Access, avec plusieurs admins globaux dont le compte du dirigeant utilisé au quotidien pour tout — emails, Teams, et administration Azure.

2. Les appareils — ce qui touche les données sans qu'on le sache

Intune est souvent l'abonnement qu'on paye sans vraiment l'utiliser. Pourtant c'est lui qui répond à une question simple : est-ce que les appareils qui accèdent à vos données d'entreprise sont gérés et conformes ?

Intune admin center → Appareils → Conformité

3. La messagerie — des risques souvent invisibles

Exchange Online concentre trois types de risques distincts qu'on a tendance à mélanger : l'usurpation de domaine, l'exfiltration silencieuse, et les accès tiers non contrôlés.

Microsoft 365 admin center → Utilisateurs · Security & Compliance → Politiques

4. Teams — la collaboration ouverte par défaut

Teams est configuré par défaut pour faciliter la collaboration, pas pour la restreindre. Ce qui est pratique au quotidien peut devenir un problème de sécurité si personne ne s'en occupe.

Teams admin center → Utilisateurs → Accès invité · Applications Teams → Stratégies d'autorisation

AuditMS vérifie automatiquement tous ces points sur votre tenant et génère un score de sécurité par module en moins de 2 minutes.

Lancer l'audit sur mon tenant

Par où commencer ?

Si vous partez de zéro, attaquez dans cet ordre : d'abord le MFA sur tous les comptes, ensuite bloquez l'authentification legacy, puis mettez en place une politique Conditional Access minimale. Ces trois actions couvrent l'essentiel du risque identités.

Pour la messagerie, vérifiez SPF et DMARC sur votre domaine principal — c'est une manipulation DNS de 15 minutes qui élimine le risque de spoofing. Pour Intune et Teams, c'est souvent une question de savoir ce qui est déjà en place avant de décider quoi faire.

Un audit, même rapide, donne une base. Sans ça, vous gérez dans l'obscurité.