Une vulnérabilité notée 9.8 sur 10 vient d'être publiée. C'est le score maximum que l'on attribue aux failles dites « critiques » — celles qui peuvent permettre à un attaquant de prendre le contrôle complet d'un système sans avoir besoin d'un mot de passe, ni même d'un compte utilisateur. Son nom de code : CVE-2026-31705.
Avant de paniquer ou, au contraire, de minimiser, voici ce que vous devez comprendre et — surtout — ce que vous devez faire.
C'est quoi SMB et ksmbd ?
SMB (Server Message Block) est le protocole utilisé par Windows pour partager des fichiers et des imprimantes sur un réseau local. Quand un collaborateur ouvre un document stocké sur un serveur partagé de l'entreprise, c'est SMB qui transporte les données.
ksmbd est une implémentation de ce protocole intégrée au noyau Linux. Elle est notamment utilisée dans les équipements NAS (stockage réseau), certains serveurs hybrides et des appliances réseau.
La faille se situe dans une fonction appelée smb2_get_ea(), qui gère les attributs étendus des fichiers (des métadonnées supplémentaires associées à un fichier). Un défaut d'alignement mémoire permet à un attaquant d'écrire des données en dehors de la zone mémoire prévue — ce qu'on appelle un out-of-bounds write. Résultat possible : exécution de code arbitraire à distance, sans authentification.
En clair : envoyer une requête réseau malformée peut suffire à compromettre le serveur.
Le risque concret pour votre PME
Un attaquant qui exploite cette faille peut :
- Prendre le contrôle total du serveur ou du NAS exposé
- Accéder à tous les fichiers partagés : comptabilité, RH, contrats clients
- Pivoter sur le réseau interne pour atteindre d'autres machines, y compris vos postes de travail Windows
- Déployer un ransomware sur l'ensemble du parc en quelques minutes
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